Dans leurs propres mots : la mobilité dans les écrits personnels et les sources orales, XIVe-XXIe siècles

27 et 28 août 2015, Université de Saint-Boniface, Winnipeg (Manitoba)

Organisateur principal : Yves Frenette (Université de Saint-Boniface)

Comité scientifique :

  • Maria-Fernanda Arentsen, professeure agrégée, Université de Saint-Boniface
  • Annick Foucrier, directrice du Centre de recherches d’histoire nord-américaine, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
  • Yves Frenette, titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones, Université de Saint-Boniface (président)
  • Yves Labrèche, coordonnateur de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les migrations, les transferts et les communautés francophones, Université de Saint-Boniface
  • France Martineau, directrice du Grand travail de recherche concertée Le français à la mesure d’un continent, Université d’Ottawa
  • Isabelle Monnin, candidate au doctorat, Université Paris-Sorbonne (Paris IV)
  • Christine Nougaret, professeure, École nationale des chartes
  • François-Joseph Ruggiu, professeur, UMR Centre Roland Mousnier, Université Paris-Sorbonne (Paris IV)/CNRS

Programme

Description

Longtemps l’apanage de la géographie et de la sociologie, l’étude de la mobilité (sociale, professionnelle, géographique, etc.) s’est généralisée aux autres sciences humaines dans les deux dernières décennies, à la faveur de la seconde mondialisation et de l’accroissement des sensibilités individuelles et collectives envers la diversité physique, culturelle, raciale et sexuelle. Cet intérêt s’est ainsi traduit par la mise en scène de certains groupes qui, jusqu’à récemment, étaient ignorés, voire occultés, comme c’est le cas des personnes en situation de handicap. En parallèle, les chercheurs ont élaboré des concepts et se sont donné des outils quantitatifs et numériques sophistiqués pour décortiquer l’évolution des divers types de mobilité ainsi que les liens qu’ils entretiennent entre eux.

Dans cette mouvance, des archivistes, des ethnologues, des historiens, des  linguistes, des littéraires, pour ne nommer que ces praticiens de la recherche, ont commencé à étudier les diverses facettes de la mobilité en s’appuyant sur les écrits personnels et les sources orales, pour laisser parler les acteurs sociaux et pénétrer dans leur univers mental, univers fait de représentations, d’idéologies et parfois de mythes. Ces sources longtemps négligées peuvent, en particulier, faciliter l’accès aux expériences individuelles et collectives de la mobilité, et donner à comprendre la manière dont elle a (ou n’a pas) façonné les identités des acteurs sociaux par rapport à d’autres facteurs.