Hearst, Ontario

Enquêtes effectuées à Hearst (Ontario) en 1995 sous la supervision de Dan Golembeski

The 1995 Hearst Corpus / Le corpus de Hearst (1995)

Pour plus de renseignements, voir la thèse de doctorat de Dan Golembeski, French Language Maintenance in Ontario, Canada: A Sociolinguistic Portrait of the Community of Hearst. Ann Arbor: Dissertation Abstracts International. UMI Number: 9932640. 1999.  Disponible en ligne à l’adresse suivante : https://sites.google.com/site/danieljgolembeski/projects <https://sites.google.com/site/danieljgolembeski/projects>

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Contact : Projet Le français à la mesure d’un continent : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca

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P1 : Regarde euh le/ le/ le/ le père à ma femme euh sont décédés ça fait plusieurs années là. Et puis euh on s’est mariés nous autres ça fait euh treize ans. Et puis euh il y avait pas eu de contact avec euh sur le bord à/ à son père parce que sa/ elle a/ ma femme elle a tombé orpheline assez jeune, à treize ans je pense elle était orpheline. <Oui.> Pis euh il y a à peu près jamais eu de contact avec les gens du Québec. Son père est venu du Québec euh étant jeune pis il a fait sa vie en Ontario. Et puis on leur a envoyé des/ des/ des/ des/ des/ des cartes de noces pis euh en espérant qu’ils viennent. Ben oui, comme de fait ils répondent pis ils venaient toute la gang. Mais ils pensaient que/ qu’on était rien que des Anglais/ ils pensaient qu’elle mariait un Anglais. Ils ont arrivé icitte, «C’est pas un Anglais que tu maries ?» «Ben non euh on vit en français nous autres.» Ils/ ils étaient certains certains qu’on vivait en anglais icitte nous autres là. Pour moi ils viennent se promener pis ils pensaient que les enfants parlaient anglais. Heille ils ont de la misère à parler anglais ils parlent français. <Oui.> Ça fait qu’ils disent euh «On reste au Québec pis on s’imagine l’Ontario là <Oui.> pff c’est rien que l’anglais.» Pour dire hein? C’est ben/ Hearst c’est comme un village, une ville que tu peux prendre où qu’il y a ben du français en Ontario c’est vrai il y a ça aussi là. <Oui.> Fait que ça c’est une chose. Je sais que j’ai resté surpris à Ottawa par exemple ça parlait pas plus français que ça. Je pensais que c’était plus francophone que ça Ottawa. <Oui.> Oui. Et puis euh, j’ai passé trois mois là pis euh, pour me faire servir en français ben partout où ce que j’ai été là j’ai resté surpris j’ai trouvé que il y a pas ben ben des places. <Ah oui ?> Oui. Je pensais que c’était plus bilingue que ça. <Um-hum.>