L’Ontario et l’Ouest canadien

L’Ontario

C’est en Ontario que l’on trouve le plus de francophones hors Québec : 4% ont le français comme langue maternelle (près de 500 000), et environ 11% (env. 1 400 000) déclarent pouvoir le parler. L’histoire du français en Ontario débute avec les explorateurs français qui se rendirent jusque dans la région des Grands Lacs ; Détroit/Windsor fut l’un des premiers foyers de population francophone à l’ouest de Montréal. À partir de 1840, l’Ontario connut une nouvelle vague d’immigration francophone, d’abord le long de la rivière des Outaouais (Cornwall, Hawkesbury, Ottawa). À partir des années 1880, une seconde vague s’installa le long du chemin de fer qui reliait Ottawa à Sault-Sainte-Marie, peuplant ainsi une bonne partie du nord de l’Ontario se situant dans la continuité de l’Abitibi.

L’Ouest canadien

Les premiers postes de traite français dans l’Ouest furent établis en 1738 à Fort Rouge (Winnipeg) et Fort La Reine (Portage-la-Prairie). Les explorateurs et commerçants francophones poussèrent plus loin vers l’Ouest et fondèrent Fort de la Corne (Prince Albert) au milieu du 18e siècle, puis atteignirent le Pacifique et les Territoires du Nord-Ouest vers 1780. En un demi-siècle, des communautés francophones apparurent de la Rivière Rouge jusqu’à l’Île de Vancouver. La ruée vers l’or, qui débuta au milieu du 19e siècle, attira encore plus de francophones vers la Colombie-Britannique et le Yukon. Dès 1870, le clergé catholique encouragea l’immigration en provenance du Québec, dans le but d’augmenter la présence catholique dans l’Ouest et d’y préserver la langue française. Ils recrutèrent jusqu’en Europe, invitant des immigrants de Suisse, de France et de Belgique à s’y installer. L’immigration francophone a repris aujourd’hui : en 2011, plus d’un quart des immigrants au Manitoba provenaient de pays francophones.

L’évolution du français dans les communautés minoritaires reflète d’une part le rôle croissant de l’école de langue français dans la reproduction linguistique de ces communautés et d’autre part le recours plus fréquent à l’anglais pour la communication quotidienne.

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