Quand la Louisiane parle français

« Réfugiés de Saint-Domingue à la Nouvelle-Orléans : francophonie et identité »,
Nathalie Dessens, Université Toulouse-Le Mirail

Résumé de la conférence:

En 1803, la Louisiane devenait territoire des États-Unis. En 1812, la partie la plus méridionale du territoire devenait l’État de Louisiane et faisait désormais partie intégrante de l’Union états-unienne. Pourtant, pendant une grande partie du XIXe siècle, la Louisiane conserva (et cultiva) une certaine culture française.

Il est particulièrement intéressant de tenter de comprendre le mécanisme de ce relatif maintien de la francophonie et d’une culture à dominante française pendant plusieurs décennies après la fin du destin français de ce territoire à part.

Longtemps, les historiens ont présenté les premières décennies de l’ère américaine comme une lutte d’influence entre les « anciens habitants », les Créoles, et les nouveaux « propriétaires » de l’Éstat, les Américains. Récemment, des relectures de l’histoire ont montré que la situation était plus complexe que cela, entre autre du fait de l’immigration de très nombreux « Français de l’extérieur » (« Foreign French », en anglais) et celle d’autres Européens, Irlandais et Allemands en particulier.

Parmi ces « Français de l’extérieur », figurait le groupe souvent méconnu des réfugiés de Saint-Domingue, arrivé en Louisiane dans la foulée de la révolution haïtienne. Après avoir donné quelques éléments contextuels relatifs à leur arrivée, il s’agira d’évaluer leur rôle prépondérant dans le maintien d’une identité francophone, avant de poser quelques éléments de réflexion sur leurs stratégies d’affirmation culturelle et identitaire, en fonction de l’évolution de la situation contextuelle louisianaise et du groupe socio-racial considéré.

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Mots-clés :

Louisiane, Saint-Domingue,  réfugiés, identité, francophonie, créolisation, Créoles, XIXe siècle, américanisation, acculturation