Terrains

Moncton, Nouveau-Brunswick

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Moncton, Nouveau-Brunswick
Enquêtes effectuées en 1976 sous la supervision de Marie-Marthe Roy

Corpus Marie-Marthe Roy (numérisation et vérification des transcriptions, collaboration entre le Centre de recherche en linguistique appliquée de l'Université de Moncton et le projet GTRC Le français à la mesure d'un continent : un patrimoine en partage (CRSH/GTRC, dir. F. Martineau)

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d'un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca

Terrain : Moncton


P1: je change les « tires » de « car ». Tu sais mettre les « summer tires » des « tires » neufs des fois mettre de l'air « tires » d'hiver pis euh… On les balance. Ça faut tu prennes/ tu ôtes la roue dessus le char pis là tu la mettes dessus la/ la [xxx] pis là tu mets des « weight » dessus jusqu'à qu'il/ que le « tire » est pesant. Faut que tu mettes une « weight » de l'autre bord du « tire » pis euh… Ça balance le « tire » pis il est comme pas sur le chemin.
P2 : Des « weights » quoi c'est que ça?
P1: C'est des petits morceaux de plombs là.
P2 : Ah oui des petites affaires de...
P1 : Euh oui que tu colles dessus le bord des roues pis là tu mets « back » sur le « car » pis il y a un autre façon. Que tu le mets sur « highspeed machine ». C'est supposé d'aller plus vite pis euh comme ça balance les roues jusqu'à soixante et dix milles à l'heure à peu près. C'est des machines neuves qu'on a. On est après les essayer astheure. Tu les fais «spin»er jusqu'à soixante et dix milles à l'heure à peu près pis là ensuite quand t'arrêtes la machine ça te dit à juste où mettre les « weights ». Tu mets les « weights » dessus pis là ils sont balancés pour meilleur que l'autre manière.

Caraquet, Nouveau-Brunswick

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Caraquet, Nouveau-Brunswick
Corpus FRAN, Caraquet
Enquêtes effectuées en 2012 sous la supervision de Mourad Ali-Khodja et Annette Boudreau

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 : Avez-vous/ aviez-vous été voir euh Le Roi Lion en trois D?
P3 : Non moi j’ai vu Tintin.
P2 : « Oh my god » j’ai braillé en trois D.
P1 : Ah oui?
P2 : J’ai moins aimé ça parce que moi j’ai vécu avec Le Roi Lion en français là on s’entend. J’ai grandi avec euh (phrase non-terminée).
P3 : Pis t’as été le voir en anglais.
P2 : Oui. La seule « tune » que j’ai apprécié c’était euh « Can you feel the love tonight » parce que je le connaissais dans les deux langues. Mais euh Je voudrais déjà être roi là quand ce qu’il la chantait en anglais j’étais comme " [xxx] caca". Mais quand ce que/ « oh my god » quand ce que Scar pogne Mufasa pis longue vie au roi pis il l’a lâché pis il tombe en trois D là c’était « hot ». C’est « hot ». Ou quand ce que/ tu sais quand ce que euh Simba est dans le chose pis là Rafiki vient le voir dans le/ la plaine pis là Rafiki vient le voir pis là son père arrive des nuages “N’oublie pas qui tu es” (paroles du film) en trois D c’est à se pisser dessus.
P1 : Hein ?
P2 : C’était vraiment beau là.
P1 : « Cool ». Mais La Belle et la bête je [xxx] définitivement y aller le voir.
P2 : Ah c’est mon film préféré. De toutes les films de Walt Disney c’est lui qui « rule my world » là.

Baie Sainte-Marie, Nouvelle-Écosse

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Extrait du Corpus CIEL-F Baie Sainte-Marie (Nouvelle-Écosse)
Enquêtes effectuées en 2009 par Philip Comeau

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 : oui murder mystery
P3 : ça senti à bon OUI
P5 : um
P3 : ça ça fera parfait
P1 : j’aimerais ça d’en planner
P2 : what if si je me décide de point être icitte pour ma fête
P1 : too bad
P3 : où ce- tu vas être? tu travelles point
P2 : euh oui j’allais aller marcher les Pyrénées
P3 : avec qui(rires)
P2 : je vous ai envoyé un e-mail comme for ever ago
P3 : moi je peux point faire ça puis la Hollande
P2 : Euh
P4 : ta birthday c’est dans août
P2 : c’était pour notre trentième birthday j’allions faire pour prouver que je pouvions marcher une vraie montagne
P1 : savez-vous que il y a un livre de Pollo Rollo qui parle de
P2 : oh il y en a plusieurs livres qui marche euh Shirley Maclaine l’a écrit un livre itou
P3 : about marcher?
P1 : marcher les Pyrénées
P2 : j’irons mais j’ayons trente-et-un trente-deux

Baie Sainte-Marie, Nouvelle-Écosse

Manuscrit

Télécharger le manuscrit en format .pdf



Terrain : Baie Sainte-Marie, Nouvelle-Écosse
Corpus FRAN, Baie Sainte-Marie
Le Corpus Baie Sainte-Marie historique est sous la supervision de Philip Comeau

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


1868
jenvier 15
mon cher frere
Cest en ce jour que je
Pren ma plume pour
vous faire asavoir de mes
nouvel que je sui en
Bon santer est jesper que
Vous letes ausi est je va
vous parlez de mon
voiyage que je sui rendu
Ai glassgow a bon por
Jon mi trante jour de
Passaije est jon hu baux
Pour quenz quenze jour
est le restan du jou
tand jon hu bien
mauvai mais tousa
manpêche pa de panser

Sault-au-Mouton, Québec

Extrait vidéo


Montréal, Québec

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Montréal (Hochelaga-Maisonneuve), Québec
Enquêtes recueillies en 2012 sous la supervision de France Martineau

Corpus FRAN, Hochelaga-Maisonneuve
Le Corpus Hochelaga-Maisonneuve est sous la supervision de Hélène Blondeau, France Martineau et Mireille Tremblay

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P2 : On va à la clinique parce que euh on avait un docteur ça faisait trente-deux ans que je l’avais moi pis euh il tombe malade souvent. (rires) < P1 : Oui > Fait que des fois je vas le voir pis il dit ‘‘Qu’est-ce tu viens faire?’’ ‘‘Je viens voir si tu es malade!’’ (rires) Le docteur ça rit.
I2 : Ah oui?
P1 : Ah ça on pouvait/on en pre//
P2 : //on a un Chinois//
P1 : //on en a pris un autre mais lui il est pas ben ben < P2 : Il est juif > habitué avec nous autres < I2 : Ah > tu-sais. < I2 : Oui oui > Il est fin c’est ça qu’il a dit/il dit ‘‘Trouvez-vous chanceux à l’âge que vous avez là’’ parce qu’il dit ‘‘moi ma/ma mère’’ il dit ‘‘elle fait de l’Alzheimer pis elle me connaît même pas’’. Pis il est jeune ce [xxx] là il a une cinquantaines d’années le gars < I2 : Ah oui > le médecin. À chaque fois qu’il nous voit < I2 : Oui > il rit tout le temps.
P2 : Il rit tout le temps.
P1 : Je me demande des fois//
P2 : //il a un bon caractère//
P1 : //si il rit de nous autres. (rires) Non mais tu-sais euh je sais pas tu-sais euh//
P2 : //il a un bon caractère il est vite.
P1 : Ah il est vite. J’ai dit euh//
P2 : //si il demande pas de t’ausculter il ausculte pas pis euh < I2 : Ben non > qu’est-ce que tu as euh des fois tu dis ‘‘J’ai mal icitte je vais prendre des Tylénols pis [xxx]’’. (rires) [Ça me fait penser?] quand on était dans l’armée n’importe quoi que tu avais ils te donnaient une pilule numéro neuf. (rires) N’importe quel mal tu avais pilule numéro neuf. (rires) Ah je te dis que ça (phrase non-terminée)

Gatineau, Québec

Extrait audio 1

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Gatineau, Québec
Enquêtes effectuées en 1982 sous la supervision de France Martineau.

Cet extrait provient du Corpus France Martineau, Hull 1982.

Toute reproduction sans autorisation est interdite. Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 : Je l’ai pogné à Hull. Pis euh sorti son « revolver » il m’a arrêté sur le pont interprovincial pis il voulait me tuer me jeter en bas. Mais une chance qu’il était soûl! Ça fait qu’à force de parler avec ben j’ai venu à le calmer un peu. Là j’y ai dit qu’il était pas pour s’en aller l’autre bord du pont il était pour se faire poigner. Fait que là il dit “C’est vrai” il dit “on va aller dans un autre bouT qui fait noir.” Là il voulait m’amener à/dans le bout de la rue Somerset là dans/dans/dans l’est d’Ottawa là pis euh là j’ai reviré drette sur la rue [Sussex]. Il avait/pas de revirer à gauche sur la Rideau. J’ai reviré à gauche sur la lumière rouge. Pas de police.
P2 : [xxx] arrêté par les polices.
P1 : Pis là je m’ai dit “Je vas me faire frapper par un autre char” tu sais. C’est au moins euh… Merde pas de police pas de frappage. Je passe deux autres lumières rouges sur la rue Rideau. Pas de frappage pas de police. (rires) J’ai commencé à désespérer. < Oui > (rire) J’arrivé dans le bouT/en avant du théâtre Rideau il avait un police qui était après regarder les/les portraits dehors là. Là je m’en allais à peu près quarante-cinq milles à l’heure je te dis je m’envenais sur [xxx] un char flambant neuf < Um-hum > pis il a des maudits bons « break » dessus. J’arrivé en avant de/du théâtre là les deux pieds sur le « break »/les deux pieds! Le gars la tête il a passé à travers de la vitre en avant là assez qu’il a resté la tête pris là. [xxx xxx] tombé à terre pis [xxx] char. < Ah sainT! > Fait que là la police elle a couru pis elle est venu pis elle a été obligé de prendre la [xxx] de « rubber » pour casser la vitre pour ôter la tête du gars là. La tête était pris dans vitre. Fait que là là j’ai resté sur la route pis j’appelé un autre taxi pis [qu’il] vienne m’amené chez nous. (rires) J’ai commencé à désespérer là. J’avais chaud.

Gatineau, Québec

Extrait audio 2

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Gatineau, Québec
Corpus FRAN, Gatineau
Enquêtes recueillies en 2012 sous la supervision de France Martineau

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 Bon sers-toi une autre pointe là.
P2 Ah ça devrait là. Ah ok.
P2 Merci « Best ».
P1 Oui.
P2 Euh « Best » est-ce que je devrais euh y aller au hasard?
P3 (Rires). Oui.
P4 M'as être/m'as être/m'as être ben euh comment je pourrais dire direct là mais habituellement les pizzas à Gatineau elles viennent pas avec des trempettes. Faut tu les fasses venir.
P5 (Rires).
P3 Mais je pense que/qu'il y a Pizza euh c'est-tu One For One? Un pour un? Deux/qui/qui/qui donne le/la/la trempette.
P6 Oui c'est vrai [xxx]. Oui mais/oui. Oui.
P4 Oui.
P2 {Uno por uno} oui.
P3 Je crois.
P1 Ben ils me/ils mettent pas grand-chose sur la pizz.
P3 Mais en tout cas c'est le « fun » de manger de la pizza (phrase non-terminée)
P3 Mais Léa tu te rappelles quand tu es venue cet été pas à ma fête mais la pizza/pizza maison qu'on a faite cet été que vous avez (phrase non-terminée)
P5 Oui. La pizza maison? Miam.
P1 Oui. Elle était vraiment bonne.
P3 Heille écoute les condiments que vous aviez faits tout ce que vous aviez coupé comme légumes et tout ça incroyable!
P5 Ah oui! J'en rêve encore! (Rires).
P3 La pizza aux fruits de mer qui était extraordinaire.
P5 Um-hum. Avec la sauce béchamel hein? Ah miam.
P3 J'avais faiT la béchamel pis euh je vas dire (phrase non-terminée) Mais écoute c'est de la préparation.

Welland, Ontario

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Welland, Ontario
Corpus FRAN, Welland
Enquêtes recueillies en 2011 sous la supervision de Raymond Mougeon ; transcription sous la supervision de France Martineau

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P : J’ai déjà eu des batailles avec mon/ mon/ mon chum.
I : ok
P : Il est non croyant, mais je veux pas dire qu’il est comme ma sœur.
I : ok
P : mais lui il est plus traditionnel. C’est un Italien, puis il est du nord. Toutes les enfants même s’il est pas croyant
I : doivent être baptisés
P : bien oui, mais pour la tradition, mais il croit pas en ça. Alors je dis pourquoi le faire genre si tu le crois pas. Moi je crois pas en continuer les traditions juste à cause que tout le monde le fait, alors c’est quelque chose. Pis, lui il dit toujours “Oh, si j’ai des enfants, je veux qu’ils aillent à l’école catholique. ” Moi je dis “mais non ils devraient aller à l’école publique”. Mais lui il dit “non les écoles catholiques c’est une meilleure qualité”. Moi je dis, “j’ai toujours été à des écoles publiques pis ça veut pas dire que j’ai une mauvaise éducation”, j’avais des 90 au collège, tu sais comme.

Hearst, Ontario

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Hearst, Ontario
Enquêtes effectuées en 1995 sous la supervision de Dan Golembeski

The 1995 Hearst Corpus / Le corpus de Hearst (1995)
Pour plus de renseignements, voir la thèse de doctorat de Dan Golembeski, French Language Maintenance in Ontario, Canada: A Sociolinguistic Portrait of the Community of Hearst. Ann Arbor: Dissertation Abstracts International. UMI Number: 9932640. 1999. Disponible en ligne à l’adresse suivante : https://sites.google.com/site/danieljgolembeski/projects

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 : Alors euh le/le/le/le père à ma femme euh sont décédés ça fait plusieurs années. Et puis euh on s'est mariés nous autres ça fait euh treize ans et puis euh il y avait pas eu de contact avec euh sur le bord à/à son père parce que ça/elle a/ma femme a tombé orpheline assez jeune à treize ans je pense elle était orpheline. <Oui.> Puis euh il y a à peu près jamais eu de contact avec les genS du Québec. Son père est venu du Québec euh étant jeune pis il a faiT sa vie en Ontario. Et pis on leur [s]a envoyé des/des/des/des/des/des cartes de noces pis euh en espérant qu'ils viennent. Ben oui! Comme de faiT ils répondent pis ils venaient toute la gang! Mais ils pensaient que/qu'on était rien que des Anglais/ils pensaient qu’elle mariait un Anglais. Ils ont arrivé icitte ... ‘‘C’est pas un Anglais que tu maries ?’’ ‘‘Ben non euh on vit en français nous autres.’’ Ils/ils étaient certains certains qu'on vivait en anglais icitte nous autres là. Pour moi ils viennent [se promener] pis ils pensaient que les enfants parlaient anglais. Heille ils ont de la misère à parler anglais ils parlent français. <Oui.> Ça fait qu'ils disent euh ‘‘On reste au Québec on s’imagine l’Ontario <Oui.> pfff c'est rien que l'anglais.’’ Faut dire hein! C'est ben/moi je/comme un village/une ville que tu peux prendre et qu'il y a ben du français en Ontario c'est vrai il y a ça aussi. <Oui.> Fait que ça c’est une chose. Je sais que j'ai resté surpris à Ottawa par exemple ça parlait pas plus français que ça. Je pensais que c'était plus francophone que ça Ottawa <Oui> oui. Et puis euh j'ai passé trois mois là pis euh pour me faire servir en français ben partout où ce que j'ai été là j'ai resté surpris j'ai trouvé que il y a pas ben ben des places. <Ah oui ?> Oui. Je pensais que c'était plus bilingue que ça. <Um-hum>

Windsor, Ontario

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Windsor, Ontario
Enquêtes effectuées en 1992 sous la supervision de Marcel Bénéteau.

Collection Marcel Bénéteau, archives du département de folklore et ethnologie de l’Université de Sudbury (DFEUS).

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 : // Coup donc ça ressemble à des roseaux ça. Mais j’avais/j’en [avais] à là-bas/je sais si je [n]en ai encore icitte. Non je pense pas. J’avais un bouquet. Tu sais ça pousse quand ce que tu vas par « Windsor » tu passes sous la //
P3 : // la [xxx] ?
P1 : « Yup. » Et ça pousse //
P2 : // « That’s it » //
P1: // c’est fleuri. Tu pouvais emporter ça dans maison. Tu [xxx] là //
I : // Oui //
P2 : // « That’s [xxx] for. » //
P1 : // pis il a pas un petit affaire qui tombe d’après ça ?
P3 : Oui tu sais ça reste beau touT les// les hivers.
P1 : // C’est beau.
I : Oui.
P2 : « That’s what that is ? »
P1 : Oui.
P2 : Des roseaux ? Ok.
P1 : Un roseau en/en français mais je sais pas comment t’appelles ça en anglais.
P3 : C’est ça il en avait-ti déjà autour d’icitte ? Me semble c’est //
P1 : // Hm… Chez nous ils allaient au marais à quelque part ben du long des… Je sais qu’ils ramassaient ça. Le cotton est/est de brin rouge après ça… quand c’est/tu sais quand c’est planté. Il en pousse par le [xxx] c’est plein du long.
I : Oui.
P3 : « Yup ».
P2 : « Oh down here too ? »
P3 : « It’s full. »
P2 : In the cross euh/euh [xxx xxx] // something like that.
P1 : // Mais [xxx] elle ramassait de de ça pour mettre comme dans la [xxx] où ce qu’on avait les/les oiseaux pis ça. Parce ça tombe pas ça mais ça c’est de même qu’ils appelaient ça.
P2 : « That reminds me too. [xxx] wants me to pick her up some. // [xxx xxx].
P1 : // Oui. On a un portrait?]. C’est beau. Ça reste [xxx xxx]. < « yeah » > Ils tombent pas autour [xxx].
P2 : Non. « Eddi’s got some in the house at [xxx // xxx]. When you walk in [xxx xxx].»
P1 : //Oui m’en avais/m’en avais faiT casser par un [xxx]. Ça a touT graffigné (rire) [xxx xxx]. (rire) Je les ai pas [xxx] cette année.

Windsor, Ontario

Manuscrit

Télécharger le manuscrit en format .pdf



Extrait de France Martineau et Marcel Bénéteau. (2010). Incursion dans le Détroit. Édition critique du Jour Naille Commansé Le 29. octobre 1765 pour Le voiage que je fais au Mis a Mis, Québec, Presses de l’Université Laval, 136 p.

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


jour Naille Commansé Le 29. octobre 1765 pour
Le voiage que je fais au Mis a Mis
je pertie e joure du for a 3 euore a prais diné et je
vain Couché a La petite Cote
Le 30 je pertie de La petite Cote a 11 eur du Maitain
pasant par Le ûe de Lariviere et je Cappé au Maires
de La presquil a 5 eure dereLevé
---------
Le 31 je pertie du maires de La presquil a 7 eure du Maitain deun
vant de terre nous arivame au Campement de Lariviere
aureZain r les 4 eure ½ derelevé ou nous fime chaise
---------
Le 1 9bre un auvaige ariva a Nostre Canpemant et ille Conta
que La foix quietes dan Lile de malChioquis a ves tiré
16 Cout de fuzil et quil naves tue que 2 Canard
Le Maime auvaige me dit que bondy qui etes avec Lafoix
a ves trouvé une Nous velle faison pour tueZ Les Cha

Saint-Boniface, Manitoba

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Saint-Boniface, Manitoba
Enquêtes effectuées en 1995-1997 sous la supervision de Sandrine Hallion

Cet extrait provient du Corpus Hallion, 1995-1997. Pour plus de renseignements, voir Hallion, Sandrine (2000), Étude du français parlé au Manitoba, Thèse de doctorat, Université Aix-Marseille I – Université de Provence.

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P : Je sais pas s’il y a d’autres fêtes là mais, le Festival du Voyageur, ici c'est… c’est une grosse affaire là, au mois de février là où est-ce que c’est la… la fête des Franco-Manitobains. Donc ça c’est pratiqué certainement là, on se promène habillés comme des voyageurs, toute la semaine pis tout ça…
I : Est-ce que tu t’habilles aussi ?
P : Oui. Souvent. Mais c'est surtout comme s… si il y a une… une soirée là, puis là on s’habille en voyageur pis c’est… c'est commun, on voit ça… au mois de février là, tout le monde s’ha… s’habille comme les voyageurs pis c'est juste… ah ! c'est comme ça ! comme ça que ça se passe… Mais ça c’est vraiment… c’est garder… c’est vraiment garder la culture… je sais pas, c’est le seul temps où-ce que… le restant de Winnipeg aussi, sait qu’il y a une… les Franco-Manitobains parce que, le Festival… apporte beaucoup… à beaucoup de personnes là qui viennent découvrir : « Oh ! », comme on a toute le… sucre d'érable, mais ça c’est plutôt… comme québécois là, mais… franco-manitobain, tant qu’à faire ! Pourquoi pas là puis… il y a tout ça là, de bonnes mu… gigueurs pis des… des sculptures de neige tout ça là, ça ça c’est pas mal… ça fait partie de notre culture et puis c’est vraiment fêté là, pendant toute une semaine. Ça c’est probablement la plus grande fête.

Bellevue, Saskatchewan

Extrait audio 1

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Bellevue, Saskatchewan
Enquêtes effectuées en 1998-2000 sous la supervision de Pierre-Yves Mocquais

Cet extrait provient du Corpus Martineau-Mocquais de la Saskatchewan. Pour plus de détails, voir Sandrine Hallion, Davy Bigot, France Martineau, Moses Nyongwa, Robert Papen et Douglas Walker (2011). « Enquêtes de terrain dans les communautés francophones de l’Ouest canadien : de la constitution des corpus de français parlé aux perspectives d’analyse », Francophonies d’Amérique, no. 32, p. 109-144.

Toute reproduction sans autorisation est interdite. Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P : Dans ce temps-là là le sud de Bellevue était/était touT établi par des Métis.
I : Oui.
P : Parce c’était/c’était la « trail » de Carleton qui s’en venait de Qu’Appelle. Après ça elle commençait à Batoche pis descendait jusqu’à/jusqu’à Carleton.
I : Ok.
P : Fait que le long de c’te « trail »-là c’était touT établi par des Métis.
I : Um-hum.
P : C’est pour ça que en 1902 quand ils ont fondé la paroisse ils l’ont fondée à un mille d’ici. Sur la butte là.
I : Ok.
P : Parce que les/les/le sud était touT établi par des Métis pis euh
I : Um-hum.
P : /pis en 1902 ils ont bâti ça. En 1910 ils ont bâti une église. Ben la première église c’était une église de « log »s.
I : Hum.
P : En 1910 ils ont bâti une église de planches pis en 1926 c’était rendu que c’était plus le centre parce que la plupart des Métis qu’il y avait au sud étaient touT disparus pis c’étaient des Ukrainiens qui avaient rentré qui avaient pris le terrain.
I : Ah bon.
P : Pis les Ukrainiens pour la religion ils voulaient avoir des prêtres de deux nationalités.
I : Ok.
P : Fait que ça venait pas à la messe à Bellevue ça fait que c’est pour ça qu’ils ont décidé de « mov »er l’église deux milles au nord pis un mille à l’es/à l’est.

Bellevue, Saskatchewan

Extrait audio 2

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Bellevue, Saskatchewan
Enquêtes effectuées en 1998-2000 sous la supervision de Pierre-Yves Mocquais

Cet extrait provient du Corpus Martineau-Mocquais de la Saskatchewan. Pour plus de détails, voir Sandrine Hallion, Davy Bigot, France Martineau, Moses Nyongwa, Robert Papen et Douglas Walker (2011). « Enquêtes de terrain dans les communautés francophones de l’Ouest canadien : de la constitution des corpus de français parlé aux perspectives d’analyse », Francophonies d’Amérique, no. 32, p. 109-144.

Toute reproduction sans autorisation est interdite. Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P : Docteur Moreau était à Hoey oui mais ça lui a pris/il a faulu qu’il s’en/s’engage un « team » de chevaux pour venir hein. Il est venu et pis ben on/j’étais cou/ma femme était en haut pis le passage pour monter en haut était rien que ça de large.
I : Um-hum.
P : Comment descendre une femme sans connaissance de de là. On euh/il y avait/mes/mes parents étaient là pis comment on fait on pouvait pas tous se mettre après pis la descendre dans le grand escalier. "Badrez-vous pas de de ça" docteur Moreau il dit. Il a couché sa femme/ma femme sur son épaule.
I : (Rires).
P : Une grosse femme de deux cents livres. Il l’a descendue en bas pis il a été la coucher dans la « sleigh ».
I : (Rires).
P : (Rires). [xxx].
I : En s/dans la « sleigh » heille ça devait être euh
P : À trois heures du matin moi je me suis réveillé ma femme était/était raide comme ça. Raide raide raide.
I : Um-hum.
P : Là j’ai réveillé ma belle-sœur. Ma belle-sœur était à la maison. Je l’ai réveillée. "Va chercher du vinaigre! On va lui frotter les tempes tellement on va la ramancher." Dans ce temps-là c’était
I : Du vinaigre?
P : Du vinaigre juste pour vous dire que ça/que ça… surprend hein tu sais c’est
I : Ah oui! C’était pour la réveiller.
P : : Mais ça [l] a pas rien faiT.
I : Ah ok.
P : Le docteur Moreau est venu dans la nuit pis il a dit "Sauve-toi là-bas". Et pis ces « nurse »s-là là les sœurs qu’il y avait là elles ont travaillé dur pour la sauver.
I : Oui?
P : Trois jours de temps à charrier des bouteilles d’eau chaude alentour pis des bouteilles d’eau chaude. Trois jours de temps comme ça. [Bruit de fond]. Pis moi j’étais couché dans la chambre à côté. On restait là hein.
I : Oui.
P : D’un coup à trois heu/dans/dans/dans une journée d’un coup elle s’est réveillée. Elle regarde en l’air elle dit "Où c’est que je suis rendue moi?".

Saint Brieux, Saskatchewan

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Saint-Brieux, Saskatchewan
Enquêtes effectuées en 1998-2000 sous la supervision de Pierre-Yves Mocquais

Cet extrait provient du Corpus Martineau-Mocquais de la Saskatchewan. Pour plus de détails, voir Sandrine Hallion, Davy Bigot, France Martineau, Moses Nyongwa, Robert Papen et Douglas Walker (2011). « Enquêtes de terrain dans les communautés francophones de l’Ouest canadien : de la constitution des corpus de français parlé aux perspectives d’analyse », Francophonies d’Amérique, no. 32, p. 109-144.

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 : Non.
I : Euh
P1 : Elle était difficile à chauffer. Oui c’est//
I : //J’imagine. C’était pas isolé?
P1 : Ce/non. Non. Non. Juste le rang de planches en dehors. La prem/le premier rang de planches pis après deux rangs de papier noir là un peu du goudron dessus un peu.
I : Ah oui?
P1 : Pis après un autre rang de planches de finition. Du cèdre.
I : Ok.
P1 : C’était ça.
I : C’était ça?
P1 : Oui. C’était très difficile à chauffer.
I : Oh. J’imagine.
P1 : Et puis en ce temps-là bon on allait au puits chercher de l’eau avec la pompe
I : Ah bon.
P1 : pomper l’eau. Et puis euh on allait au puits. Il n’y avait pas d’eau courante. On allait à/on allait dehors. On était euh pour euh/au lieu d’avoir un cabinet quoi/un cabinet
I : Ah oui.
P1 : d’aisance là on avait/on allait aux//
I : //Aux bécosses?//
P1 : //Aux bécosses. Oui. (rires)
I : (rires).
P1 : Oui c’est ça.
I : C’est comme ça que vous appeliez ça?
P1 : Oui.
I : Des bécosses?
P1 : Euh nous autres non.
I : Non?
P1 : Non mais je l’ai entendu depuis "bécosses" oui.
I : Ah oui?
P1 : Oui.
I : C’est/je
P1 : Bécosses dehors oui.
I : Oui. Oui.
P1 : Mais on/c’était/non/nous autres on disait "cabinet" nous autres.
I : Cabinet.
P1 : "Cabinet d’aisance" oui.
I : Ah oui.
P1 : Oui.
P1 : Ah bon comme ça c’était/est-ce que c’était fermé ce cabinet-là? C’étaient des planches de bois ou comment (phrase non-terminée)
P1 : Oui. Des planches de bois hein. Des petites affaires ça de large.
P3 : Une petite cabane.
P2 : Oui.
P1 : Cabane.
P3 : Um-hum.
P1 : Oui.
I : Est-ce que c’était un seau
P1 : Non.
I : ou c’était un trou?
P1 : Il y avait un trou.
I : C’était un trou.
P1 : Non il y avait juste un trou dans la terre oui. Et puis de temps en temps on mettait/on mettait un peu de cendres quanT ça sentait mauvais on mettait un peu de cendres ça/ça ôtait les odeurs
I : Ah oui de la cendre.
P1 : ça désinfectait un peu. De la cendre qui venait de/de nos/de nos fournaises/de nos euh
I : Ah!
P1 : /de nos euh fourneaux de/de/de/on avait des/des/de/on cuisait pas à l’électricité dans ce temps-là. C’était
I : Non non.>
P1 : /c’était euh au bois.
I : Vous aviez un gros poêle à bois?
P1 : Oui, oui, du bois.
I : Puis est-ce que c’est/ euh/ le poêle pour cuisiner est-ce que c’était le même poêle pour chauffer la maison ou vous en aviez un autre? P : Non, il y en avait un autre pour chauffer la maison.
I : Ok.

Gardner, Massachusetts

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Gardner, Massachussetts Enquêtes effectuées en 2003 sous la supervision de Cynthia Fox et Jane Smith

Corpus Le français franco-américain de la Nouvelle-Angleterre Fox-Smith Pour plus de renseignements, voir Fox, Cynthia A. and Jane S. Smith. (2005). La situation du français franco-américain: aspects linguistique et sociolinguistique. In Albert Valdman, Julie Auger and Deborah Piston-Hatlen, eds. Le français en Amérique du nord: état présent, 117-141. Québec: Presses de l’Université Laval.

Toute reproduction sans autorisation est interdite. Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P2 le jeudi c’est \à\ ce temps là qu’ils faisont < P1 jeudi > /uh/ des poutines pis du râpé ils les faisont jeudi < uh huh > après ça c’ est /des/ des restants < uh huh > |tu-sais| /des/ < ah oui > ils les mettent dans un /uh/ « micro » < uh huh > pis /uh/ « but » /uh/ jeudi ils sont frais ils sont juste faits < ah oui > [xxx] jeudi jeudi /uh/ midi matin < midi matin >
P1 dimanche matin j’avais été là pour /uh/ déjeuner pis j’ai rien que pris mes oeufs pis du bacon comme que je prenais avant là pis la table à côté de moi là c’était du râpé avec des oeufs < P2 « yeah » > oui vas essayer ça des râpées avec des oeufs
P2 en avez-vous mangé avant ?
L1 pis c’est des râpées qu’il y avait
I non j’ai jamais je pense pas hein
P1 [xxx]|
I des râpées c’est quoi exactement ?
P1 des râpées /c’ est/ c’est fait pareil comme /des/ les poutines c’est des /ff/ la même façon « except » le râpé c’est touT fait /dans un dans un/ dans un grand plat pis ça c’est touT mis dans le fourneau < oui > pis /c’est/ c’ est cuit comme ça pis /les/ les poutines ça /c’est/ c’est fait /dans les/ dans les « cheese cloth » pis c’est touT bouilli tu-sais < ah oui > ça c’est vraiment le même
I mais la poutine c’est pas /ce que/ ce qu’on achète au Québec hein ?
P2 non non
I c’est pas la même chose
P2 ah non c’est pas la même chose < P1 non non non non non > < non non non non > poutines < oui > non c’est pas
I alors
P2 nous autres c’est des poutines c’est fait avec des patates /uh/ râpées < P1 patates râpées > < oui > ils prenont les patates pis ils les épluchont pis après ça ils les mettont ils les [xxx] sur les patates à rien quasiment rien en touT < P1 « yeah » > pis là ils mettont ça /e/ par ici quand qu’ils en faisont beaucoup ils mettont ça dans /un/ un « washer ».
P1 « yeah » /pour les/ pour /les faire/ les faire sécher
P2 le « washer » tant que ça « spin » < ah bon > < P1 les faire sécher « yeah » > ça [xxx] toute l’eau « yeah » ça [xxx] toute l’eau dehors
P1 oui la laveuse était « clean » avant

Newburyport, Massachusetts

Manuscrit

Télécharger le manuscrit en format .pdf



Extrait d’une lettre du 19e s. du Corpus de français familier ancien de France Martineau. À paraître dans France Martineau Les Voix de papier, coll. Voies du français, Presses de l’Université Laval.

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


[…]
et je nai pas eût de
trouble a trouvez d’ouvrage
je nai pas charchez pour
il mon ramender pour
m’avoir. je travaille chez
Bartlett et j’ai plus de
gage que pas un de eux
on eût ici
j’ai merai qu vous m’en
voirier le porterait des
troit chevalle et les poulin
et je pairez pour
je peut vous dire que
j’on bientôt finie de farmer
je peut vous dire que je
me plai bien cette été
je trouve pas le temps
si long que l’été passez//
jenuis pas les fille
cette été mais il y en
a une de venu aujourdiz
j’aispère de la cagoler
et vous direz à louiset qu’elle
araite c’est grimase
vous direz a Alphé que
les deux chevalle qui
draivai l’été passez ne
pouvion pas haller une livre
mais asteur y feson meux
je nai pas grand nouvelle
a vous mender pour cette
fois ici
je termine en vous fesant
mes compliment a tout
la famille
je reste pour la vie votre
enfant Pat Landry

Waterville, Maine

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Waterville, Maine
Enquêtes effectuées en 2002 sous la supervision de Cynthia Fox et Jane Smith

Corpus Le français franco-américain de la Nouvelle-Angleterre Fox-Smith
Pour plus de renseignements, voir Fox, Cynthia A. and Jane S. Smith. (2005). La situation du français franco-américain: aspects linguistique et sociolinguistique. In Albert Valdman, Julie Auger and Deborah Piston-Hatlen, eds. Le français en Amérique du nord: état présent, 117-141. Québec: Presses de l’Université Laval.

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P1 si les enfants [xxx] à ce qu’ils veulent < m > s’ils veulent le français ils peuvent l’apprendre < L2 quand j’ai > c’est à la grande école /ils peuvent/ ils peuvent parler français < mhm > mais à la petite école là [xxx] icitte à Saint-Jean /ils uh/ < L2 hm > ils montrent-tu encore l’anglais le matin pis le français dans l’après-midi
P2 ils montrent le français une heure par jour
P1 une heure par jour
P2 une heure par jour /à Saint/ à Saint-Jean
P1 à Saint-Jean
P2 oui < mhm >
P1 ben moi /quand/ quand j’allais à l’école moi ils montraient le français dans l’après-midi < mhm > trois heures < mhm > pis l’anglais le matin < mhm > astheure c’est rien qu’une heure par jour
P2 le « junior-high » je sais pas comment longtemps qu' /ils/ ils montrent le français eux-autres
P1 ça doit être
P2 une heure une demi-heure
P1 oui à la grande école je crois /uh/ le français c’est une heure
P2 mais à la « junior-high » ça devrait être une heure itou
P1 les cours d’école les cours si tu prends le français à la grande école /ils/ ils montrent peut-être bien deux trois heures par semaine < mhm > toi tu comprendrais ça plus à cause tu as été au « collège » si tu prends un cours ils le montrent pas tous touT les jours hein < mhm > parce qu’ils le montrent peut-être bien deux trois heures par semaine < mhm mhm > à la grande école.

Lafourche, Louisiane

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Lafourche,
Louisiane Enquêtes effectuées en 1997 sous la supervision de Sylvie Dubois.

Cet extrait provient du Corpus Cajun French/Cajun English corpus (vérification des transcriptions, en collaboration avec le projet GTRC Le français à la mesure d’un continent : un patrimoine en partage (CRSH/GTRC, dir. F. Martineau). Pour plus de détails, voir Sylvie Dubois (2005). « Un siècle de français cadien parlé en Louisiane : persistance linguistique, hétérogénéité géographique et évolution », dans Albert Valdman, Julie Auger et Deborah Piston-Hatlen (dir.), Le Français en Amérique du Nord : état présent, Québec, Les Presses de l’Université Laval, p. 287-305.

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P : Moi je me rappelle une fois j’avais eu euh un/ un/ un clou qui m’avait sorti. Et/ mais c’était sur/ sur la figure. Et c’était/ c’était bien bien vilain. Il faulait que je m’en vas à la maison tellement que ça m'est venu. So elle me dit euh/ la principale elle me dit « Appelle pour faire sûr que ta tante est là. » (rire) Je dis « Elle est là, tracasse-toi pas. Parce qu’elle peut pas/ elle peut pas manoeuver un char so je connais qu’elle est là. » Elle dit « Appelle quand même. » J’ai dit « Ben, faudra» j’ai dit (rire) « que je parle un peu dur parce qu’elle est/ elle est sourd. » J'ai dit « faudra je lui dis en français parce que si je lui dis en anglais elle va pas croire que c’est moi parce que je lui parle tout le temps français. » Elle me dit « Appelle ta tante. » So là j’appelle et je dis « Mémère, (rires) il faut que je m’en vienne de l’école. » « Okay, » elle dit « ben viens t’en.» So dès que j’ai fini, je dis à la soeur je dis euh « Elle est là. » Elle me dit « Alright. » Elle dit « Je te donne quarante-cinq minutes. » Et je dis « Heille là, oubliez pas que les bus courent pas comme dans le matin. Eusse courent un petit peu plus loin. » Tu étais sur les bus dans la ville, bus publics. Et je dis euh « Ça va peut-être me prendre un heure plutôt que quarante–cinq minutes. » Elle dit « Je te donne quarante-cinq minutes. Et là je vas appeler. » Et dès j’ai mis la main sur la porte pour ouvert la porte, le téléphone est après sonner. Dès que le téléphone a sonné j’ai dit « Mémère, répond pas, c’est la soeur! » (rires) So eusse/ eusse guettaient pour toi.

Nouvelle-Orléans, Louisiane

Manuscrit 1

Télécharger le manuscrit en format .pdf



Terrain : Nouvelle-Orléans, Louisiane
Corpus FRAN, Louisiane
Corpus d’annonces d’esclaves en fuite sous la supervision de Jean-Pierre Le Glaunec

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


QUINZE PIASTRES DE RECOMPENSE.
Parti marron le 6 du courant de chez les soussignés un nègre très noir, nommé JACK, né en Afrique, parlant Français et un peu Anglais, fortement constitué, grosse figure et ayant le regard en-dessous. Sa taille est de cinq pieds cinq ou six pouces, il marche le jarret tendues. Il est âgé d’environ 18 ans, et il était vêtu d’une veste de futaine brune de coton, une chemise et pantalons de toile. On a vu ledit esclave à la côte et l’on suppose qu’il se rendait à Bâton-Rouge. La récompense ci-dessus outre tous les frais raisonnables, sera payée à quiconque remettra ledit nègre à la prison de cette ville.
9 Juillet---0
WHITING & FLETCHER

Nouvelle-Orléans, Louisiane

Manuscrit 2

Télécharger le manuscrit en format .pdf



Terrain : Louisiane
Corpus FRAN, Louisiane
Corpus de correspondance du clergé sous la supervision de Sylvie Dubois

Origine: Centre des Archives d'Outre Mer à Aix-en-Provence: Correspondance à l'arrivée en provenance de la Louisiane, C13-A-277. Lettre datée du 28 avril 1728 écrite par Marie Tranchepain de St. Augustin, mère supérieure des Ursulines de la Nouvelle Orléans et adressée à l'Abbé Raguet à Paris. (1 de 4 pages)

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


17 aout [xxx]
28 avril 1728

Monsieur,

j’avois oublié dans mapremiere lettre devous
parler qu’estant icy tres chargée, Et n’estant pas
en aſſez grands nombres pour ſuffire atout cequil
y aura afaires lors quenous serons a Lhopital, je
pensois afaire venir deux ou trois R[tes] pour
remplacer celles que nous avons été obligée de
renvoïer je comptois vous En Entretenir fort au
long afin devous Engager a faire Entrer la
compagnies dans cette dépence; mais la scene
qui vient darriver et dont les ſuittes sans doute
ne nous serons pas favorables me fait suspendre
ce projet et attendre le dénoüement de l affaire
du R.d Père de Beaubois et de monſieur delaChaiſe
Et sest acesujet que je vous prie monſieur de
Trouver bien que je vous décharge mon Cœur avec
toute la Confiance quevous merittée.
Je m’ettois bien aperçû des Notre arrivée En ce

Yvetot, Normandie

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Yvetot, Normandie
Enquêtes effectuées en 2011 par Hélène Lefrançois

Corpus Hélène Lefrançois (Normandie)

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P : On a été libérés par les Canadiens, ils sont arrivés le 31 août en fin d’après midi. Alors Mon petit frère, euh, celui qui est allé au Canada justement, bah celui qui est là-dessus là, qui était parti dans le Tarn, oh il est âgé, lui. Il a… il dit comme ça au petit frère “ils sont gentils les soldats”. Le gamin, « Les soldats vilains ». Les Canadiens partis à rire. Dites, certainement qu’on n’aimait pas le vert de gris par ici.
I : Non sûrement pas.
P : parce que les derniers temps, on avait des Allemands tout ça dans la cour tous les jours
I : Ah oui
P : ils cantonnaient chez nous
I : Vous vous en souvenez bien vous monsieur, vous aviez 10 ans c’est ça ?
P : bah j’avais à peine 10 ans. J’en vois encore un qui croquait des pommes. Il dit “c’est des pommes à cidre”, mais non, il a aimé les pommes sûres.
I : ah oui
P : Ernest, il s’appelait celui-là. Alors ils sont rentrés à la maison. On a dit non “on n’a pas le droit de loger en cas d’attaque et de contre-attaque”, enfin il était rentré dans la journée quand même.
I : D’accord
P : Il y en a un qui est venu s’asseoir à côté de mon père et qui dit : “Mes camarades m’appellent Calvados parce que j’aime bien le Calvados. ” (rires)

Fécamp, Normandie

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Terrain : Fécamp, Normandie
Enquêtes effectuées en 2011 par Hélène Lefrançois

Corpus Hélène Lefrançois (Normandie)

Toute reproduction sans autorisation est interdite. Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


P : Mon père, il faisait beaucoup de jardin, il en avait un beau. De toute façon, il fallait lui donner ce qui lui appartenait, parce que à nos époques à nous, il y avait des… des diplômes de jardinier. Ah oui, c’est dommage que toute la maison a été vidée, et puis…mais autrement j’aurais pu te montrer ses diplômes. Il avait des diplômes de jardinier. Il avait le prix d’honneur, il travaillait… Un coup, il nous avait envoyés, moi et mes frères et puis mes soeurs, sarcler les carottes. Et tu sais dans les petites carottes, il y a des petites orties. Oohh, on avait plus de doigts, on a tout arraché. T’aurais vu la purge qu’on a ramassée.

Pointe-à-Pitre, Guadeloupe

Extrait audio

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.


Extrait du Corpus Antilles, Guadeloupe (Pointe-à-Pitre)
Enquêtes effectuées en 2013 par André Thibault

Toute reproduction sans autorisation est interdite.
Contact : Projet Le français à la mesure d’un contact : un patrimoine en partage (GTRC/CRSH, dir. F. Martineau) polyphonies@uottawa.ca


Beaucoup de parents qui ont voulu que leurs enfants aient une autre vie que la leur, et sachant que le français était la langue de la réussite, celle qui permettait à accéder à une situation sociale acceptable, donc du coup beaucoup de parents ont délaissé le créole et ont poussé leurs enfants vers le français, ce qui fait que au fur et à mesure le vrai créole s¹est perdu, et euh, il s¹est perdu aussi par le fait que beaucoup de Guadeloupéens soient partis en Métropole < oui >, qu¹ils ont eu des enfants, et que les enfants vont rendre des mots français dans la langue créole, mais en gardant deux petits mots de la syntaxe, deux petites, deux petits mots de la lexique, de la syntaxe créole, comme les « ka », « mo ké »